Home / Actualités  / Importation des véhicules électriques chinois au Canada : des inquiétudes sur le travail forcé

Importation des véhicules électriques chinois au Canada : des inquiétudes sur le travail forcé

Depuis quelque temps, il y a un rapprochement commercial entre le Canada et la Chine. Ainsi, on note l’importation de diverses marchandises, dont les véhicules électriques chinois au Canada. Cela fait craindre la venue de

Depuis quelque temps, il y a un rapprochement commercial entre le Canada et la Chine. Ainsi, on note l’importation de diverses marchandises, dont les véhicules électriques chinois au Canada. Cela fait craindre la venue de marchandises provenant du travail forcé.

Une entente signée par Mark Carney pour l’importation des véhicules électriques chinois au Canada

Cette semaine, Mark Carney a signé une entente pour l’entrée de 49 000 véhicules électriques chinois chaque année au Canada. Or, l’organisme Human Rights Watch avait précisé qu’il y a des risques que l’industrie automobile chinoise soit liée au travail forcé des Ouïghours. Les Ouïghours sont une minorité musulmane victime de persécutions de la part du gouvernement chinois. Le Canada avait même lancé une accusation de génocide à l’encontre de Pékin en 2021. Les Chinois avaient ensuite nié cette accusation avec véhémence.

La sénatrice indépendante Julie Miville-Dechêne se dit inquiète de la situation. On sait que cette sénatrice lutte beaucoup contre l’esclavagisme moderne et est même à l’origine d’une loi contre le travail des enfants.

« On parle de 5 millions de personnes possiblement soumises à du travail forcé en Chine. Les Ouïghours, dans la province du Xinjiang, sont soumis à du travail forcé et sont dans des camps de travail. », a déclaré Julie Miville-Dechêne.

Il est difficile de documenter le travail forcé des Ouïghours. On ne connait pas exactement le nombre de personnes qui y sont soumises. En plus de l’automobile, les industries du coton, des panneaux solaires et des minéraux critiques sont également suspectées d’utiliser le travail forcé des Ouïghours. Carney a confirmé avoir abordé la question des droits de la personne pendant sa rencontre avec le président chinois. Cependant, on ne peut pas confirmer que l’enjeu du travail forcé a été abordé.

Un resserrement de la loi en vue ?

Il est peu probable que le Canada parvienne à convaincre la Chine de modifier ses politiques selon la sénatrice. Cependant, le gouvernement peut intervenir sur le travail forcé en utilisant un autre moyen que la diplomatie. Il y a par exemple une loi interdisant l’entrée au Canada de marchandises provenant du travail forcé.

Julie Miville-Dechêne propose que le Canada s’inspire du modèle américain sur le sujet. Les armateurs doivent en effet prouver que leurs cargaisons ne contiennent pas de marchandises provenant du travail forcé. Les douaniers doivent aussi effectuer des enquêtes sur l’origine des marchandises.

NO COMMENTS

Sorry, the comment form is closed at this time.