Interrogation autour de l’usage éthique de l’IA dans l’éducation par des chercheurs au Manitoba
Le développement de l’intelligence artificielle ces dernières années a entrainé sa vaste adoption dans tous les domaines. Le domaine éducatif est assez touché et les chercheurs sont inquiets sur les répercussions que cela pourrait avoir.

Le développement de l’intelligence artificielle ces dernières années a entrainé sa vaste adoption dans tous les domaines. Le domaine éducatif est assez touché et les chercheurs sont inquiets sur les répercussions que cela pourrait avoir. Actuellement, il n’y a pas de lignes directrices du gouvernement sur l’utilisation de l’IA dans l’éducation. Le milieu éducatif du Manitoba essaie donc de prendre les choses en main pour l’usage éthique de l’IA dans l’éducation.
Usage éthique de l’IA dans l’éducation : une conférence organisée pour cela
Une conférence entre les professeurs, les chercheurs et les experts en éducation s’est tenue à Winnipeg récemment. Elle a été organisée par l’Université de Winnipeg, l’Université du Manitoba et le Canadian Assessment for Learning Network pour parler de l’Intelligence Artificielle dans l’éducation. Lors de cette conférence, les participants ont abordé plusieurs points, dont les interrogations en rapport avec l’intégralité universitaire ainsi que les compétences cognitives. Les questions de droit d’auteur et de la protection de la vie privée ont été aussi abordées.
Un point essentiel a été mis en exergue : le recours aux outils d’IA par les enseignants lors des corrections. Certains enseignants utilisent en effet ces outils afin de détecter les élèves des possibles utilisations d’IA dans les productions des élèves. Les enseignants sanctionnent parfois les élèves, alors qu’ils ont effectué leur travail par eux-mêmes. Pour Myke Healy, bien que l’usage de l’IA dans les écoles évolue, cela est toujours illégal.
L’IA devrait être utilisée comme outil de mentorat
Il existe aujourd’hui, une grande différence entre les perceptions des enseignants et des élèves sur l’IA.
« Le défi fondamental aujourd’hui en éducation, c’est que nous devons repenser la manière d’évaluer l’apprentissage des élèves » a expliqué Myke Healy.
Plus de 59% des étudiants utilisent l’IA générative aujourd’hui. Parmi ces élèves, 80% considèrent que le travail produit est le leur. À cet effet, il est important que les écoles revoient la façon dont les évaluations se font.
Une nouvelle enseignante, en la personne de Chloe Heidinger, considère qu’on peut voir l’IA comme un outil de mentorat. Elle peut aider les élèves dans la structuration de leurs idées et dans le développement de leur pensée critique. Il faudra tout de même encadrer l’usage de cet outil.